• Formation postgraduée

Comment les visites contribuent à améliorer la qualité de la formation postgraduée

Un pool de membres de l’asmac inspecte et évalue régulièrement les établissements de formation postgraduée dans le cadre des visites. Pour l’ISFM, ces visites sont l’une des bases pour la reconnaissance et la classification des établissements de formation postgraduée. L’asmac cherche en permanence des visiteuses et visiteurs.

Comment la formation médicale postgraduée est-elle mise en œuvre? Les établissements de formation postgraduée reconnus par l’ISFM font l’objet d’une évaluation régulière. Les membres de l’asmac y jouent un rôle important. Photo: USZ / Christoph Stulz
Comment la formation médicale postgraduée est-elle mise en œuvre? Les établissements de formation postgraduée reconnus par l’ISFM font l’objet d’une évaluation régulière. Les membres de l’asmac y jouent un rôle important. Photo: USZ / Christoph Stulz

Encore vite suivre un «petit cours» après une longue journée de travail? Un temps consacré à la formation postgraduée qui ne compte pas comme temps de travail? Une offre de formation postgraduée qui ne tient pas du tout compte des horaires de service? Presque tous les médecins ont probablement déjà vécu de telles situations, qui sont loin d’être idéales. Celles et ceux qui ne veulent pas simplement rester les bras croisés et l’esprit contrarié, mais qui souhaitent contribuer à améliorer la qualité de la formation postgraduée, peuvent s’engager en tant que visiteuse ou visiteur de l’asmac.

Qu’est-ce qu’une visite?

Les visites sont l’un des outils les plus importants pour garantir la qualité de la formation médicale postgraduée. Pour cela, une équipe d’experts évalue sur place les prestations et l’offre d’un établissement de formation postgraduée. Cette équipe de visite compte, en plus de la personne responsable déléguée par la société de discipline, un spécialiste d’une autre discipline désigné par l’Institut suisse pour la formation médicale postgraduée et continue (ISFM) ainsi qu’une représentation de l’asmac.

Les visites s’appuient sur une grille standard et sont complétées par un rapport qui contient notamment une évaluation du respect des critères de reconnaissance et du concept de formation postgraduée. Généralement, elles durent une demi-journée. On en compte plus d’une centaine par année.

Une visite est requise et prescrite dans tous les cas pour les demandes de reconnaissance en tant qu’établissement de formation postgraduée, pour un transfert dans une autre catégorie, ainsi qu’en cas de réévaluation. Cette dernière est obligatoire en cas de changement dans la direction de l’établissement, mais peut aussi être ordonnée par l’ISFM. C’est notamment le cas lorsque les médecins-assistant(e)s d’un établissement de formation postgraduée qualifient un établissement de formation postgraduée d’insuffisant dans le cadre de l’enquête annuelle.

Se préparer à l’aide d’une documentation complète

Comment se passe une visite? Kerstin Schneider a déjà participé à plusieurs visites en tant que représentante de l’asmac. «Avant la visite, on reçoit différents documents sur l’établissement de formation postgraduée, notamment les questionnaires remplis par la direction et les médecins-assistant(e)s, le concept de formation postgraduée, les horaires de service, les chiffres relatifs aux opérations effectuées, etc.» Il s’agit ensuite d’étudier ces documents et de clarifier les éventuelles questions qui se posent dans ce contexte, par exemple avec la section de l’asmac concernée ou avec le conseil en matière de planification des services de l’asmac. Lors des visites, Kerstin Schneider, en tant que représentante de l’asmac, met l’accent sur la durée de travail et les horaires de service, ainsi que sur la question de savoir si la formation postgraduée structurée est proposée et peut être suivie comme prévu.

Le jour de la visite, l’équipe se réunit et discute des points importants. La brève introduction par la direction de l’hôpital ou de la clinique est généralement suivie d’entretiens individuels avec les médecins cadres et les médecins-assistant(e)s. «C’est l’occasion de poser des questions en référence à la documentation et bien évidemment aussi les questions standard, qui figurent dans la liste de contrôle de l’asmac», explique Kerstin Schneider. Ensuite s’effectuent un tour de la clinique et, en guise de conclusion, une réunion avec la direction de l’établissement de formation postgraduée: «Lors de cet entretien, l’équipe de visite donne déjà un premier feed-back général.»

Ne pas avoir peur d’émettre des critiques

Le feed-back exhaustif figure dans le rapport de visite rédigé par le responsable de l’équipe de visite et revu par celle-ci. Le rapport est envoyé non seulement à l’établissement de formation postgraduée, mais aussi directement à l’ISFM. Ce dernier, respectivement la Commission des établissements de formation postgraduée (CEFP), décide de la reconnaissance de l’établissement, d’un changement de catégorie et/ou d’éventuelles charges que l’établissement de formation postgraduée doit remplir.

Kerstin Schneider préfère les visites dans sa propre discipline, la chirurgie orthopédique, comme c’est le domaine qu’elle connaît le mieux. «Cela veut cependant aussi dire que je ne dois pas avoir peur de m’exposer et, si nécessaire, de contredire le responsable de la visite ou la direction de l’établissement de formation postgraduée. Dans une discipline plutôt petite comme la chirurgie orthopédique, tout le monde se connaît, ce qui ne simplifie pas les choses. Mais heureusement, cela ne me pose pas de problème d’aborder les sujets qui fâchent. Car en définitive, c’est ça le sens de la visite.» Elle trouve toutefois que les visites dans d’autres disciplines sont bien plus difficiles, parce qu’elle n’a pas l’expérience et peut donc moins bien évaluer la situation.

Découvrir d’autres sphères professionnelles

Et pourquoi Kerstin Schneider s’engage-t-elle comme visiteuse? C’est une bonne occasion de découvrir de nouvelles choses et d’élargir son horizon. «On fait la connaissance de collègues d’autres disciplines ou de son propre domaine d’activité dans un contexte très différent. Il en résulte souvent aussi des idées pour son propre travail.» En même temps, elle souhaite contribuer à améliorer la qualité de la formation postgraduée: «En tant que visiteuse, j’ai espoir de pouvoir influencer la culture du travail et de la formation postgraduée en faisant part de mes suggestions ou critiques dans un contexte où elles sont entendues.»

Pour l’asmac aussi, l’amélioration de la qualité de la formation postgraduée est prioritaire quand il s’agit des visites. L’asmac cherche en permanence des médecins-assistant(e)s et chef(fe)s de clinique de différentes disciplines qui sont disposés à s’engager dans le cadre des visites. Pour faire partie du pool des visiteuses et visiteurs, il faut compter au moins une année d’activité comme médecin-assistant(e) ou chef(fe) de clinique à son actif et être membre de l’asmac. En outre, il faut avoir participé à une rencontre des visiteuses et visiteurs, et effectué une visite en étant accompagné par une personne expérimentée.

Vous trouverez de plus amples informations sur l’activité de visiteuse ou visiteur, y compris une liste de contrôle et une FAQ détaillée sur le site web de l’asmac. Les personnes intéressées peuvent directement s’y inscrire.