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Le Comité central décerne la Rose d’hôpital et discute du pilotage de la formation postgraduée

Les Hôpitaux universitaires de Genève ont réagi de manière proactive aux longs délais d’attente pour l’octroi des titres de spécialiste, méritant ainsi la Rose d’hôpital. C’est ce qu’a décidé le Comité central de l’asmac lors de sa séance de printemps. En revanche, il n’a pas encore pris de décision quant à la manière de faire face aux initiatives politiques visant à piloter la formation postgraduée.

Le Comité central de l’asmac s’est réuni à la fin avril à Berne et a voté, entre autres, sur les comptes annuels et la remise de la Rose d’hôpital. Photo: Severin Nowacki
Le Comité central de l’asmac s’est réuni à la fin avril à Berne et a voté, entre autres, sur les comptes annuels et la remise de la Rose d’hôpital. Photo: Severin Nowacki

Par nature, l’asmac s’occupe souvent de choses qui ne fonctionnent pas comme elles le devraient. Il est donc d’autant plus appréciable lorsqu’elle peut se pencher sur les cliniques et hôpitaux exemplaires, comme lors de la séance du Comité central (CC) du 25 avril 2026. À cette occasion, les délégués ont décerné la Rose d’hôpital 2025. Ils avaient le choix parmi trois candidatures, toutes exemplaires, mais très différentes:

  • La section Bâle a nommé la Clinique Arlesheim, non seulement parce qu’elle offre de bonnes conditions de travail – par exemple pour les modèles à temps partiel, les horaires de travail et la formation postgraduée –, mais aussi parce qu’elle encourage de manière ciblée le développement des médecins sur le plan structurel et culturel. Cela notamment au travers d’une culture de conduite qui promeut la valorisation, la motivation et l’encouragement de l’initiative personnelle.
  • La section Genève a misé sur la direction générale et la direction des ressources humaines des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG). Dans le contexte des retards dans l’octroi des titres de spécialiste, elle avait proposé de manière proactive des négociations qui avaient ensuite abouti à une directive interne. Depuis le 1er janvier 2026, les collaboratrices et collaborateurs bénéficient des avantages liés à un poste de chef(fe) de clinique, à compter du jour de dépôt de la demande de titre, ce qui se traduit notamment par une augmentation de salaire significative et une semaine de vacances supplémentaire.
  • Il y a quelques années, le service de pédiatrie du Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV) n’aurait eu aucune chance de figurer parmi les nominés: des conditions de travail insuffisantes, une formation postgraduée lacunaire et un climat de travail délétère faisaient partie du quotidien. La section Vaud a justifié sa nomination par le renouvellement de nombreux postes de direction et la réalisation de différentes mesures concrètes ayant permis de réaménager en profondeur la clinique avec des améliorations durables à différents niveaux et des résultats très encourageants.

Après une brève discussion, les délégués ont choisi de décerner la Rose d’hôpital aux HUG. L’engagement de tous les nominés mérite d’être récompensé, mais un hôpital qui aborde de manière proactive une problématique dont il n’aurait pas besoin de se préoccuper mérite d’être particulièrement mis en avant, a estimé l’assemblée.

Le Comité central de l’asmac permet de débattre ...

... et de discuter de nombreux sujets.

La séance est cependant aussi un cadre pour échanger, ...

... discuter de positions, ...

... et mieux faire connaissance. Photos: Severin Nowacki

Qui doit piloter la formation médicale postgraduée?

Les sujets difficiles n’ont pas non plus été négligés. La pénurie de personnel qualifié, en particulier dans la médecine de premier recours, est à l’origine de différentes initiatives et projets politiques, a expliqué Severin Baerlocher, président de l’asmac, en guise d’introduction à la discussion sur le pilotage de la formation postgraduée. En particulier le projet Réformer, qui a longtemps été au ralenti, prend progressivement son envol. Ce projet des six cantons romands Genève, Vaud, Valais, Neuchâtel, Fribourg et Jura a pour objectif d’assurer la couverture des besoins médicaux. Pour ce faire, la formation médicale postgraduée doit être davantage coordonnée par les cantons qui participent au projet Réformer. Concrètement: après l’examen fédéral, les médecins choisissent une filière définie dans laquelle ils ne doivent plus organiser eux-mêmes les éléments de leur formation postgraduée, cela toutefois au prix d’une liberté restreinte.

La FMH se montre très critique par rapport à ce projet et rejette dans tous les cas une intervention étatique, a déclaré Severin Baerlocher. À l’asmac, le sujet a fait l’objet d’une discussion controversée. L’objectif était de déterminer une position consolidée sur le projet Réformer en particulier, et d’une manière générale sur la question de savoir si un pilotage étatique des postes de formation postgraduée doit systématiquement être rejeté ou si certains compromis pourraient être envisagés.

Il a suffi de quelques minutes pour constater que cela risquait d’être difficile: la section Vaud a plaidé pour une collaboration dans le projet Réformer, afin de pouvoir participer à son pilotage. D’autres sections se sont montrées plus critiques, estimant qu’il est très difficile de choisir une discipline immédiatement après l’examen fédéral. Selon elles, les libertés des médecins doivent absolument être préservées, et pour répondre à la pénurie de personnel qualifié dans la médecine de premier recours, il ne faut en aucun cas établir un pilotage étatique, qui ne pourrait de toute manière que difficilement être réalisé. Au contraire, il s’agit de rendre les conditions de travail plus attractives au moyen de mesures ciblées et/ou d’élaborer des curriculums alternatifs en collaboration avec les sociétés de discipline.

Finalement, le CC a décidé de retirer la représentation de l’association faîtière du projet Réformer, mais d’autoriser une représentation coordonnée des sections romandes. En même temps, il a approuvé la constitution d’un groupe de travail qui devra élaborer, jusqu’à la prochaine séance en novembre, une proposition relative à la position de l’asmac.

Une perte et le lancement du processus stratégique

Les comptes annuels 2025 n’ont pour leur part guère suscité de discussions et ont été adoptés à l’unanimité. En effet, au lieu du déficit de 323 900 francs inscrit au budget, ils affichaient «seulement» une perte d’environ 177 500 francs. Le CC a également approuvé le processus stratégique proposé par le groupe restreint. Il prévoit de clarifier en juin les besoins des sections et principales parties prenantes au moyen d’une enquête, de manière à pouvoir présenter au CC en automne une stratégie axée sur les champs d’action centraux de l’asmac.

Outre les différents votes, les membres du CC ont également procédé à plusieurs élections. Après l’annonce par Severin Baerlocher de la démission de Jana Siroka (déjà en décembre 2025) ainsi que de Vera Dino, de Marius Grädel-Suter et de Gert Printzen du Comité directeur (CD), le CC a élu trois nouveaux membres du CD: Noël Fiechter (représentant de la swimsa), Federico Mazzola et Valeria Scheiwiller (voir ci-dessous). Il a également confirmé les membres actuels du CD dans leurs fonctions et a pris connaissance avec plaisir de l’arrivée de Svenja Ravioli au poste de vice-présidente, à partir du 1er mai, complétant ainsi la présidence avec le président actuel, Severin Baerlocher, et le vice-président, Richard Mansky.

Une nouvelle coprésidence pour mediservice

Les élections se sont également poursuivies lors de l’assemblée des délégués de mediservice vsao-asmac. Pour succéder au président sortant Daniel Schröpfer, les délégués ont élu Christoph Rytz, directeur de la fondation de prévoyance asmac, et Nina Viktorin, gynécologue indépendante, à la coprésidence, et ont confirmé les autres membres du comité directeur. Même si Daniel Schröpfer quitte ses fonctions de président, il reste membre du comité directeur.

Avec un bénéfice de 22 500 francs, mediservice a présenté des comptes annuels positifs. Daniel Schröpfer a également donné un aperçu des activités de l’année écoulée. Outre l’organisation de divers séminaires en ligne, mediservice a également revu et mis à jour son guide pour le cabinet médical. Enfin, Regula Grünwald, rédactrice en chef du Journal asmac, a expliqué que les sections peuvent désormais afficher automatiquement les derniers articles du Journal asmac sur leur site web grâce à un widget RSS.

Nouveaux membres du Comité directeur de l’asmac

Noël Fiechter est le représentant de la swimsa au CD. Il est étudiant en médecine en cinquième semestre à l’Université de Bâle. Noël s’engage notamment au sein de l’association des étudiants en médecine ainsi qu’au sein du conseil des étudiants de l’Université de Bâle. Sur le plan professionnel, il s’intéresse notamment à la neurochirurgie, à l’imagerie médicale et aux innovations techniques.

Federico Mazzola travaille comme chef de clinique en chirurgie à l’Hôpital d’Uster. Depuis 2024, il préside l’ASMAC Zurich, dont il est membre du comité depuis 2019. Auparavant, il a siégé au comité de la section Soleure et s’est engagé, pendant ses études, au sein de la swimsa, qu’il a présidée pendant deux ans.

Valeria Scheiwiller travaille comme médecin-assistante en psychiatrie à la Clinique Clienia Schlössli à Oetwil am See. En 2023/24, elle a été présidente de la swimsa. Au sein de l’asmac, elle occupe la fonction de visiteuse et membre du ressort Développement de l’association. De plus, Valeria est membre du comité directeur de l’Association des médecins-assistantes et assistants en psychiatrie et psychothérapie de Zurich, de la Suisse centrale, du nord-est et d’Argovie (VAPZ).