- Ricerca e pratica
Cycle menstruel et sport de haut niveau
Depuis quelques années, l’équipe nationale suisse féminine de football mise sur un entraînement basé sur le cycle: les joueuses ajustent leur alimentation, l’intensité des entraînements et leur récupération en fonction des différentes phases du cycle. Sur quoi repose cette approche? Tanja Hetling, médecin de l’équipe, fait le point sur les connaissances scientifiques actuelles en la matière.
09.06.2026
Les recherches portant sur les bases biologiques des différences liées au sexe en sont encore à leurs balbutiements, car la plupart des études portent toujours sur des sujets de sexe masculin. Depuis les années 2000 toutefois, les connaissances sur le rôle des hormones se sont étoffées, ouvrant la voie à la réflexion sur un entraînement orienté sur le cycle menstruel.
Le cycle menstruel se compose de deux grandes phases: la phase folliculaire et la phase lutéale, séparées par l’ovulation. Ces phases sont souvent subdivisées, si bien que l’on distingue généralement quatre étapes du cycle.
Les performances maximales ne dépendent pas du cycle … mais
Même si de nombreuses femmes ressentent subjectivement des différences, notamment juste avant et pendant les règles, les valeurs de VO2max semblent très peu influencées par les différentes phases du cycle menstruel [1].
En revanche, on observe une influence directe sur les performances aérobies et anaérobies maximales. Les œstrogènes améliorent les performances d’endurance pendant la phase lutéale moyenne ainsi qu’au début et à la fin de la phase folliculaire (préovulatoire). Lors d’efforts d’endurance sous-maximaux en particulier, les sportives présentent une combustion des graisses plus élevée, une dégradation moindre des protéines et une consommation réduite de glucides par rapport aux hommes. Elles préservent ainsi davantage leurs réserves de glycogène.
La progestérone, en revanche, semble avoir un effet plutôt antagoniste durant la seconde moitié du cycle, de sorte que les réserves de glycogène sont moins «préservées». La disponibilité du glucose pour les fibres musculaires de type I est donc élevée pendant la phase lutéale et plus faible au début de la phase folliculaire. La dégradation moins importante du glucose entraîne, à effort comparable, des concentrations de lactate plus faibles que chez les hommes, ce qui permet une performance d’endurance plus longue et plus constante et préserve les réserves de glucides [2-4].
Les résultats disponibles suggèrent donc que les performances d’endurance féminines dépendent dans une certaine mesure du cycle menstruel. En revanche, pour les disciplines très intensives, aucun effet clair du cycle sur les performances n’a encore pu être démontré. L’augmentation du taux d’œstrogènes pendant la phase folliculaire semble toutefois amplifier les effets de l’entraînement en force maximale et en explosivité, avec une augmentation plus marquée du diamètre musculaire. Le même entraînement réalisé durant la seconde moitié du cycle paraît moins efficace. Chez les femmes, les deux types de fibres musculaires sont par ailleurs sollicités de manière relativement homogène [5].
Une alimentation pauvre en graisses nuit à l’endurance
À la question de savoir si un apport accru en glucides («carboloading») permet d’influencer les performances selon les phases du cycle, les données restent peu concluantes. Une alimentation riche en glucides améliore certes les réserves de glycogène, mais sans effet démontré sur les performances, que ce soit dans les disciplines d’endurance longue ou dans les efforts courts et très intenses [6].
De manière générale, des études ont toutefois montré que, chez les femmes, l’apport alimentaire avant et immédiatement après une activité physique exerce moins de pression sur le métabolisme via l’hypothalamus et a des effets positifs, notamment lors de séances d’entraînement fractionné (High Intensity Interval Training): fluctuations glycémiques plus faibles, sensation de faim réduite après l’effort et augmentation de la combustion des graisses [7, 8]. L’entraînement à jeun – notamment dans le domaine de l’endurance – n’a permis d’augmenter la combustion des graisses que chez les hommes; chez les femmes, c’est une alimentation régulière qui favorise une meilleure adaptation musculo-squelettique aux stimuli [9].
À l’inverse, une alimentation pauvre en lipides freine la reconstitution des réserves de triglycérides – principalement dans les muscles – et diminue ainsi l’endurance à long terme [10]. Chez les coureuses, les efforts prolongés s’accompagnent d’une oxydation des graisses plus importante et d’une dégradation protéique plus faible que chez les hommes [11]. Compte tenu de cette meilleure oxydation des acides gras, il paraît judicieux de planifier les entraînements axés sur l’endurance plutôt durant la phase lutéale moyenne et à la fin de la phase folliculaire.
L’aménorrhée peut entraîner des dommages irréversibles
L’alimentation joue également un rôle central dans l’apparition du syndrome de la triade féminine, aussi appelé déficit énergétique relatif en sport (RED-s). Cette triade peut se manifester par des troubles spécifiques du comportement alimentaire, une aménorrhée ainsi qu’une ostéoporose.
Outre des perturbations métaboliques avec diminution de la synthèse protéique et hormonale, elle peut provoquer des troubles du cycle menstruel, des hypothyroïdies apparentes, voire une aménorrhée. L’absence totale de menstruations constitue un trouble fonctionnel particulièrement préoccupant, qui peut, dans les cas les plus graves, devenir irréversible.
Cela peut notamment entraîner de l’ostéoporose et des fractures de fatigue, un affaiblissement du système immunitaire avec davantage d’infections, une fatigue chronique, et, de manière générale, une diminution des performances [12].
L’influence des contraceptifs oraux
Les contraceptifs oraux bloquent le cycle naturel. Leur impact éventuel sur les performances sportives reste toutefois controversé. Certaines études n’ont pas pu mettre en évidence de modification des effets de l’entraînement [13–15]. D’autres travaux montrent en revanche une diminution des performances sous contraceptifs oraux, notamment au niveau de la capacité aérobie (VO2max) et de la récupération musculaire [16, 17].
Adapter l’entraînement à la chaleur
Lors de séances d’entraînement prolongées par temps chaud, nous observons des effets potentiellement négatifs chez les femmes. Étant donné que la faible teneur globale en eau de l’organisme et le nombre réduit de glandes sudoripares peuvent entraîner une transpiration moindre et, par conséquent, un effet de refroidissement par évaporation plus faible, les femmes ont plus vite chaud et se fatiguent plus rapidement, surtout lorsqu’elles se trouvent dans la phase lutéale de leur cycle menstruel, durant laquelle la température corporelle centrale est de toute façon déjà plus élevée [18–20]. Chez elles, la thermorégulation repose davantage sur une augmentation de la vasodilatation sous-cutanée – surtout au niveau des jambes et plus marquée durant la phase lutéale – que sur une augmentation globale de la sudation comme chez les hommes [21].
Il est donc préférable d’adapter la durée et l’intensité des entraînements en cas de temps chaud et humide. Des mesures spécifiques peuvent également être utiles: entraînements d’acclimatation à la chaleur, stratégies de refroidissement pendant l’effort, hydratation contrôlée avec glucose et électrolytes [22, 23].
Une récupération plus rapide avant l’ovulation
La récupération générale est elle aussi influencée par le cycle menstruel. Certaines études montrent une récupération plus rapide durant la phase folliculaire moyenne que pendant la phase lutéale moyenne, en raison du taux plus élevé d’œstrogènes, qui favorise les mécanismes de récupération et limite l’inflammation [24].
Il paraît donc pertinent d’adapter individuellement les programmes d’entraînement, avec des charges plus importantes et moins de jours de repos durant la première moitié du cycle [25].
Taux élevé d’œstrogènes = risque accru de blessure?
Il existe un lien entre l’augmentation du risque de rupture ligamentaire et le taux d’œstrogènes ou le cycle menstruel. Les œstrogènes réduisent la prolifération des fibroblastes impliqués dans la synthèse du procollagène. Au cours de la phase folliculaire, c’est-à-dire avant l’ovulation, les œstrogènes et la relaxine agissent conjointement pour augmenter la souplesse des ligaments. Les récepteurs d’œstrogènes présents sur les fibroblastes du ligament croisé antérieur (LCA) augmentent la laxité antéropostérieure de l’articulation lorsque la concentration en œstrogènes est élevée [26–32].
À cela s’ajoute un rapport ischiojambiers/quadriceps plus faible durant la phase folliculaire, notamment dans la jambe non dominante, ce qui augmente encore le risque de rupture [33].
Des travaux récents montrent également que la présence même de symptômes prémenstruels légers peut affecter les performances neuromusculaires et l’équilibre, augmentant ainsi le risque de lésions du ligament croisé avant les règles. Un entraînement neuromusculaire ciblé permet toutefois de réduire ces effets [34]. Le FC Barcelone a par ailleurs démontré, grâce au suivi du cycle menstruel de ses joueuses, que les blessures survenues pendant les règles entraînaient des rééducations trois fois plus longues et des lésions significativement plus graves [35].
La Nati s’entraîne en fonction des cycles menstruels
Depuis plusieurs années, les joueuses de l’équipe nationale suisse féminine s’entraînent selon une approche adaptée au cycle menstruel. Cela permet de prendre en compte les symptômes spécifiques et de répondre aux besoins de chaque joueuse, notamment lors de l’échauffement à titre préventif, au niveau de l’alimentation et des compléments alimentaires, ainsi que pendant la récupération. Cette approche a également favorisé une meilleure conscience corporelle et permis, dans certains cas, de réduire les troubles liés au cycle.
Conseils pour les sportives professionnelles et amateures
Dans de nombreux domaines, les preuves scientifiques restent encore limitées et des recherches complémentaires sont nécessaires. Il semble toutefois déjà clair que les sportives de haut niveau comme les sportives amateures ne devraient pas s’entraîner exactement selon les mêmes rythmes et programmes que les hommes:
- Les séances de force maximale et d’explosivité devraient plutôt être planifiées durant la première moitié du cycle. Elles peuvent être plus intensives et nécessiter moins de jours de récupération.
- Les entraînements d’endurance de base devraient plutôt être placés au début ou au milieu de la seconde moitié du cycle. Durant cette période, il convient cependant d’accorder davantage d’importance à la récupération et aux jours de repos.
- Enfin, l’alimentation joue un rôle particulièrement important chez les sportives, tant pour l’adaptation à l’entraînement que pour la santé (osseuse) générale et à long terme. La nutrition péri-entraînement semble revêtir ici une importance particulière.
Bibliographie
- Beidleman BA et al. Exercise VE and physical performance at altitude are not affected by menstrual cycle phase. J Appl Physiol (1985). 1999 May;86(5):1519–26. doi: 10.1152/jappl.1999.86.5.1519. PMID: 10233113.
- Hamadeh MJ et al. Estrogen supplementation reduces whole body leucine and carbohydrate oxidation and increases lipid oxidation in men during endurance exercise. J Clin Endocrinol Metab. 2005 Jun;90(6):3592-9. doi: 10.1210/jc.2004-1743. Epub 2005 Mar 8. PMID: 15755861.
- Nielsen S et al. Energy expenditure, sex, and endogenous fuel availability in humans. J Clin Invest. 2003 Apr;111(7):981–8. doi: 10.1172/JCI16253. PMID: 12671047; PMCID: PMC152581.
- Venables MC et al. Determinants of fat oxidation during exercise in healthy men and women: a cross-sectional study. J Appl Physiol (1985). 2005 Jan;98(1):160–7. doi: 10.1152/japplphysiol.00662.2003. Epub 2004 Aug 27. PMID: 15333616.
- Niering M et al. The Influence of Menstrual Cycle Phases on Maximal Strength Performance in Healthy Female Adults: A Systematic Review with Meta-Analysis. Sports (Basel). 2024 Jan 12;12(1):31. doi: 10.3390/sports12010031. PMID: 38251305; PMCID: PMC10818650.
- McLay RT et al. Carbohydrate loading and female endurance athletes: effect of menstrual-cycle phase. Int J Sport Nutr Exerc Metab. 2007 Apr;17(2):189–205. doi: 10.1123/ijsnem.17.2.189. PMID: 17507743.
- Pihoker AA et al. The effects of nutrient timing on training adaptations in resistance-trained females. J Sci Med Sport. 2019 Apr;22(4):472–77. doi: 10.1016/j.jsams.2018.09.236. Epub 2018 Oct 10. PMID: 30366741.
- Govette A, Gillen J. At-home bodyweight interval exercise in the fed versus fasted state lowers postprandial glycemia and appetite perceptions in females. Appl Physiol Nutr Metab. 2024 Sep 1;49(9):1217–27. doi: 10.1139/apnm-2023-0485. Epub 2024 May 22. PMID: 38776559.
- Stannard SR et al. Adaptations to skeletal muscle with endurance exercise training in the acutely fed versus overnight-fasted state. J Sci Med Sport. 2010 Jul;13(4):465–9. doi: 10.1016/j.jsams.2010.03.002. Epub 2010 May 7. PMID: 20452283.
- Larson-Meyer DE, Newcomer BR, Hunter GR. Influence of endurance running and recovery diet on intramyocellular lipid content in women: a 1H NMR study. Am J Physiol Endocrinol Metab. 2002 Jan;282(1):E95–E106. doi: 10.1152/ajpendo.2002.282.1.E95. PMID: 11739089.
- McKenzie S et al. Endurance exercise training attenuates leucine oxidation and BCOAD activation during exercise in humans. Am J Physiol Endocrinol Metab. 2000 Apr;278(4):E580-7. doi: 10.1152/ajpendo.2000.278.4.E580. PMID: 10751189.
- Mountjoy M et al. The IOC relative energy deficiency in sport clinical assessment tool (RED-S CAT). Br J Sports Med. 2015 Nov;49(21):1354. PMID: 26764434.
- Dos Santos Andrade M et al. Is muscular strength balance influenced by menstrual cycle in female soccer players? J Sports Med Phys Fitness. 2017 Jun;57(6):859–64. doi: 10.23736/S0022-4707.16.06290-3. Epub 2016 Apr 5. PMID: 27045741.
- Wikström-Frisén L et al. Effects on power, strength and lean body mass of menstrual/oral contraceptive cycle based resistance training. J Sports Med Phys Fitness. 2017 Jan–Feb;57(1–2):43–52. doi: 10.23736/S0022-4707.16.05848-5. Epub 2015 Nov 11. PMID: 26558833.
- Sung E et al. Effects of follicular versus luteal phase-based strength training in young women. Springerplus. 2014 Nov 11;3:668. doi: 10.1186/2193-1801-3-668. PMID: 25485203; PMCID: PMC4236309.
- Schaumberg M et al. Does oral contraceptive use influence physical activity participation among physically active women? JSAMS 2013. doi: 10.1016/j.jsams.2013.10.164.
- Schaumberg M. Oral contraceptive use and adaptation to high intensity interval training in recreationally active women. JSAMS 2014. doi: 10.1016/j.jsams.2014.11.273.
- Wickham et al. Sex differences in the physiological adaptations to heat acclimation: a state-of-the-art review. Eur J Appl Physiol. 2021 Feb;121(2):353–67. doi: 10.1007/s00421-020-04550-y. Epub 2020 Nov 18. PMID: 33205218.
- Wickham KA et al. Sex differences in the physiological responses to exercise-induced dehydration: consequences and mechanisms. J Appl Physiol (1985). 2021 Aug 1;131(2):504–10. doi: 10.1152/japplphysiol.00266.2021. Epub 2021 Jul 1. PMID: 34197234.
- Gagnon D, Kenny GP. Sex differences in thermoeffector responses during exercise at fixed requirements for heat loss. J Appl Physiol (1985). 2012 Sep 1;113(5):746–57. doi: 10.1152/japplphysiol.00637.2012. Epub 2012 Jul 12. PMID: 22797311.
- Inoue Y et al. Sex- and menstrual cycle-related differences in sweating and cutaneous blood flow in response to passive heat exposure. Eur J Appl Physiol. 2005 Jun;94(3):323–32. doi: 10.1007/s00421-004-1303-2. Epub 2005 Feb 24. PMID: 15729550.
- Janse de Jonge XA. Effects of the menstrual cycle on exercise performance. Sports Med. 2003;33(11):833–51. doi: 10.2165/00007256-200333110-00004. PMID: 12959622.
- Stephenson LA, Kolka MA. Thermoregulation in women. Exerc Sport Sci Rev. 1993;21:231–62. PMID: 8504843.
- Hackney AC et al. Female sex hormones and the recovery from exercise: Menstrual cycle phase affects responses. Biomed Hum Kinet. 2019 Jan;11(1):87–9. doi: 10.2478/bhk-2019-0011. Epub 2019 May 24. PMID: 31179123; PMCID: PMC6555618.
- Hunter SK. Sex differences in fatigability of dynamic contractions. Exp Physiol. 2016 Feb;101(2):250–5. doi: 10.1113/EP085370. Epub 2015 Nov 17. PMID: 26440505; PMCID: PMC5777316.
- Yu WD et al. Effect of estrogen on cellular metabolism of the human anterior cruciate ligament. Clin Orthop Relat Res. 1999 Sep;(366):229–38. doi: 10.1097/00003086-199909000-00030. PMID: 10627740.
- Arendt EA et al. Anterior cruciate ligament injury patterns among collegiate men and women. J Athl Train. 1999 Apr;34(2):86–92. PMID: 16558564; PMCID: PMC1322895.
- Myklebust G et al. Prevention of anterior cruciate ligament injuries in female team handball players: a prospective intervention study over three seasons. Clin J Sport Med. 2003 Mar;13(2):71–8. doi: 10.1097/00042752-200303000-00002. PMID: 12629423.
- Liu SH et al. Estrogen affects the cellular metabolism of the anterior cruciate ligament. A potential explanation for female athletic injury. Am J Sports Med. 1997 Sep–Oct;25(5):704–9. doi: 10.1177/036354659702500521. PMID: 9302481.
- Shultz SJ et al. Sex differences in knee joint laxity change across the female menstrual cycle. J Sports Med Phys Fitness. 2005 Dec;45(4):594–603. PMID: 16446695; PMCID: PMC1890029.
- Stijak L et al. The influence of sex hormones on anterior cruciate ligament rupture: female study. Knee Surg Sports Traumatol Arthrosc. 2015 Sep;23(9):2742–9. doi: 10.1007/s00167-014-3077-3. Epub 2014 May 16. PMID: 24832697.
- Eiling E et al. Effects of menstrual-cycle hormone fluctuations on musculotendinous stiffness and knee joint laxity. Knee Surg Sports Traumatol Arthrosc. 2007 Feb;15(2):126–32. doi: 10.1007/s00167-006-0143-5. Epub 2006 Jul 5. PMID: 16821077.
- Dedrick GS et al. Effect of sex hormones on neuromuscular control patterns during landing. J Electromyogr Kinesiol. 2008 Feb;18(1):68–78. doi: 10.1016/j.jelekin.2006.09.004. Epub 2006 Oct 31. PMID: 17079166.
- Ekenros L. The influence of sex hormones on neuromuscular function and premenstrual symptoms. Karolinska Institutet 2017. Thesis. https://hdl.handle.net/10616/45602.
- Ferrer et al. 2025. Menstruation and injury occurrence; a four season observational study in elite female football players. Front. Sports Act. Living 7:1665482. doi: 10.3389/fspor.2025.1665482.
- Swiss Olympic. Femme et sport d’élite. Infographie sur le cycle: Infografik_Zyklus_f.pdf (22.5.2023).